Toumaï

Toumaï
Juillet 2002. Tout juste un an après sa campagne de fouilles dans le désert du Djourab, au Tchad, Michel Brunet, directeur de la Mission paléoanthropologique franco-tchadienne (MPTF), livre enfin ses conclusions* sur son extraordinaire découverte : un crâne appartenant, selon lui, au plus vieil hominidé connu à ce jour. Baptisé « Toumaï », il est âgé de 6 à 7 millions d'années, soit deux fois plus vieux que Lucy !

# Posté le mercredi 26 avril 2006 17:54

Modifié le mercredi 18 juillet 2007 03:48

Histoire du tchad

Histoire du tchad
Néolithique : Présence humaine attestée par des peintures rupestres. Au sud, ses habitants vivent de la pêche et de l'agriculture en bordure du lac Tchad, dont la superficie était beaucoup plus étendue, et des pasteurs venus de l'est se sont installés dans les montagnes de l'Ennedi et du Tibesti, au nord. Les vestiges matériels des premiers habitants identifiés sont les statuettes funéraires en terre cuite attribuées aux Sao, des populations noires installées sur des buttes émergeant des terres inondables au sud du lac Tchad, au seuil de notre ère.

L'empire de Kanem-Bornou

- Vers 800 : Un peuple qui serait issu du métissage des populations du Sud et des populations du Nord, chassées par l'assèchement du Sahara, fonde, sur la bordure nord-est du lac Tchad, le royaume du Kanem. Celui-ci se développe, au détriment de la civilisation Sao, grâce au contrôle du commerce saharien vers la Méditerranée et au trafic d'esclaves, capturés dans le Sud et acheminés vers le Fezzan et Tripoli.
- XIème siècle : Ses souverains se convertissent à l'Islam.
- XIIIème siècle : ilsétendent leur domination jusqu'au Bornou (dans l'actuel Nigeria), au Fezzan et au Ouaddaï, en direction du Nil.
- XIVème siècle : L'empire de Kanem-Bornou est affaibli par les raids des nomades boulala venus de l'est, qui contraignent son souverain à se réfugier au Bornou, en 1380.
- XVIème siècle : Le royaume de Bornou reconquiert le Kanem.
- A partir du XVIIème siècle : De nouvelles puissances émergent. Le royaume du Bornou doit céder ses parties périphériques aux Touareg (nord-ouest). Son déclin favorise l'émergence au nord-est de trois sultanats musulmans esclavagistes : le Baguirmi, le Ouaddaï et le Darfour.

La conquête française

- Début du XXème siècle : Le marchand d'esclaves Rabah Zobeir, un Soudanais arabisé, qui a conquis le Borkou et le Baguirmi, se heurte aux troupes françaises du commandant Lamy. Les explorations se sont multipliées dans le bassin du Tchad tout au long du XIXème siècle.
- 1890 : Le lac Tchad est découpé en trois zones - britannique, allemande et française.
- 1900 : Lamy et Rabah trouvent tous deux la mort durant la bataille de Kousséri, qui marque le début de la conquête du territoire par l'armée française et la fin de l'indépendance africaine dans cette partie du Sahel. La population du Ouaddaï résiste jusqu'en 1909 tandis que le Nord (Borkou, Ennedi et Tibesti) reste sous administration militaire française jusqu'en 1965. En revanche, les populations du Sud, pays des esclaves (Dar el-abid) pour les trafiquants islamisés du Nord, accueillent assez favorablement la présence française, qui les protège des rezzous.
- 1910 : Le Tchad est rattaché à l'Afrique-Équatoriale Française avant de devenir, dix ans plus tard, une colonie.
L'administration coloniale française privilégie la mise en valeur du Sud fertile, où se développe la culture du coton.
- 1935 : Le président du Conseil français, Pierre Laval, signe avec le dictateur italien Benito Mussolini un accord prévoyant la cession de la bande d'Aozou à l'Italie, alors présente en Libye. L'accord n'est jamais ratifié en raison de l'alliance entre Mussolini et Hitler, mais il sert de prétexte au colonel Kadhafi, le dirigeant libyen, pour occuper ce territoire. Première colonie française ralliée à la France libre en 1940 par le gouverneur Félix Éboué, le Tchad est utilisé comme base militaire pour la reconquête de l'Afrique du Nord à partir du Fezzan (bataille de Koufra, 1942).

Néolithique : Présence humaine attestée par des peintures rupestres. Au sud, ses habitants vivent de la pêche et de l'agriculture en bordure du lac Tchad, dont la superficie était beaucoup plus étendue, et des pasteurs venus de l'est se sont installés dans les montagnes de l'Ennedi et du Tibesti, au nord. Les vestiges matériels des premiers habitants identifiés sont les statuettes funéraires en terre cuite attribuées aux Sao, des populations noires installées sur des buttes émergeant des terres inondables au sud du lac Tchad, au seuil de notre ère.

L'empire de Kanem-Bornou

- Vers 800 : Un peuple qui serait issu du métissage des populations du Sud et des populations du Nord, chassées par l'assèchement du Sahara, fonde, sur la bordure nord-est du lac Tchad, le royaume du Kanem. Celui-ci se développe, au détriment de la civilisation Sao, grâce au contrôle du commerce saharien vers la Méditerranée et au trafic d'esclaves, capturés dans le Sud et acheminés vers le Fezzan et Tripoli.
- XIème siècle : Ses souverains se convertissent à l'Islam.
- XIIIème siècle : ilsétendent leur domination jusqu'au Bornou (dans l'actuel Nigeria), au Fezzan et au Ouaddaï, en direction du Nil.
- XIVème siècle : L'empire de Kanem-Bornou est affaibli par les raids des nomades boulala venus de l'est, qui contraignent son souverain à se réfugier au Bornou, en 1380.
- XVIème siècle : Le royaume de Bornou reconquiert le Kanem.
- A partir du XVIIème siècle : De nouvelles puissances émergent. Le royaume du Bornou doit céder ses parties périphériques aux Touareg (nord-ouest). Son déclin favorise l'émergence au nord-est de trois sultanats musulmans esclavagistes : le Baguirmi, le Ouaddaï et le Darfour.

La conquête française

- Début du XXème siècle : Le marchand d'esclaves Rabah Zobeir, un Soudanais arabisé, qui a conquis le Borkou et le Baguirmi, se heurte aux troupes françaises du commandant Lamy. Les explorations se sont multipliées dans le bassin du Tchad tout au long du XIXème siècle.
- 1890 : Le lac Tchad est découpé en trois zones - britannique, allemande et française.
- 1900 : Lamy et Rabah trouvent tous deux la mort durant la bataille de Kousséri, qui marque le début de la conquête du territoire par l'armée française et la fin de l'indépendance africaine dans cette partie du Sahel. La population du Ouaddaï résiste jusqu'en 1909 tandis que le Nord (Borkou, Ennedi et Tibesti) reste sous administration militaire française jusqu'en 1965. En revanche, les populations du Sud, pays des esclaves (Dar el-abid) pour les trafiquants islamisés du Nord, accueillent assez favorablement la présence française, qui les protège des rezzous.
- 1910 : Le Tchad est rattaché à l'Afrique-Équatoriale Française avant de devenir, dix ans plus tard, une colonie.
L'administration coloniale française privilégie la mise en valeur du Sud fertile, où se développe la culture du coton.
- 1935 : Le président du Conseil français, Pierre Laval, signe avec le dictateur italien Benito Mussolini un accord prévoyant la cession de la bande d'Aozou à l'Italie, alors présente en Libye. L'accord n'est jamais ratifié en raison de l'alliance entre Mussolini et Hitler, mais il sert de prétexte au colonel Kadhafi, le dirigeant libyen, pour occuper ce territoire. Première colonie française ralliée à la France libre en 1940 par le gouverneur Félix Éboué, le Tchad est utilisé comme base militaire pour la reconquête de l'Afrique du Nord à partir du Fezzan (bataille de Koufra, 1942).


D'une superficie de 1 284 000 km², le Tchad s'étend sur 1 700 km du nord au sud et 1 000 km d'est en ouest. C'est le 5ème pays d'Afrique après le Soudan, l'Algérie, la République démocratique du Congo et la Libye.

Le pays est situé entre les 7ème et 24ème degrés de latitude Nord d'une part, et les 13ème et 24ème degrés de longitude Est d'autre part.

Etat enclavé de l'Afrique sahélienne (1.284.000 km2), limité au nord par la Libye, à l'est par le Soudan, au sud par la République centrafricaine, au sud-ouest par le Cameroun et par le Nigeria, à l'ouest par le Niger.

Le territoire, grand comme deux fois et demi la France, s'étend du nord au sud sur 1.800 km, pour moitié en zone saharienne et pour un quart en secteur sahélien, semi-désertique, à la longue saison sèche. Les savanes et les forêts-galeries du Sud constituent le dernier quart, humide et relativement peuplé. Le Tchad est une cuvette encerclée par une demi-couronne de montagnes et de plateaux : au nord, le massif volcanique du Tibesti atteint une altitude élevée (volcan de l'Emi Koussi, 3.415 m); au nord-est, le haut plateau de l'Erdi et le massif de l'Ennedi (1 450 m); à l'est et au sud-est, le plateau gréseux du Ouaddaï culmine à 1.613 m au pic de Guéra. Cette couronne de hauteurs entoure la cuvette endoréique du lac Tchad, dans lequel se jette le Chari (1.200 km) grossi de son affluent le Logone (1.000 km), venu du sud, et le Bahr el-Ghazal, pratiquement à sec, descendu de l'est. Les seules frontières naturelles sont au sud: marais du lac Tchad avec le Nigeria, Chari-Logone avec le Cameroun.

La zone tropicale est couverte d'une savane arbustive et de forêts claires, la zone sahélienne du Tchad central d'une steppe épineuse et de cultures vivrières; la zone saharienne est désertique.

Population

La plus grande partie de la population, estimée à moins de 7 millions d'habitants, vit à l'ouest du Chari sur 10 % du territoire, où elle se concentre dans de gros bourgs, à l'image de N Djamena, la capitale (dont l'agglomération compte 750.000 h.), mais aussi de Sarh (120.000 h.), Moundou (117.000 h.), Abéché (95.800 h.) ou Faya-Largeau. 68 % des Tchadiens sont des ruraux.

La population se compose de Saras-Bongos-Baguirmiens (20,1 %), de Tchadiques (17,7 %), d'Arabes (14,3 %), de Sahariens (dont les Mabas 9,6 %, les Goranes 6,4 %), de Soudanais orientaux (6 %), d'Adamawas (6 %), de Peuls (0,5 %). Les autres ethnies, très nombreuses, composent les 19 % restants. Création coloniale, le Tchad ne présente donc aucune cohésion ethnique, comme l'attestent les guerres civiles persistantes, opposant Toubous du Tibesti, Arabes transhumants du centre, Noirs plus ou moins christianisés du Sud, dont les Saras.

Les langues officielles sont le français et l'arabe. Au nombre d'une centaine, les autres langues relèvent des trois principales familles linguistiques africaines: famille nilo-saharienne, sous-groupes soudanais central et soudanais oriental; famille afro-asiatique, groupe tchadique; famille nigéro-congolaise, sous-groupe adamawa. Les langues véhiculaires sont nombreuses: arabe dialectal tchadien, langues nilo-sahariennes telles que le sara, le ngambay, etc., nigéro-congolaises comme le peul et le sango.

# Posté le mercredi 26 avril 2006 18:44

lac tchad

lac tchad
Alourdie par ses passagers, la pirogue de bois frotte sur le fond de l'eau. Avec énergie, le piroguier aidé de quelques villageois, les pieds dans la vase, s'arc-boute pour pousser le bateau. Enfin, après plusieurs tentatives, la frêle embarcation bouge. Et vogue la galère sur cette vaste mare, peuplée de plantes aquatiques, de fleurs jaunes et violettes. Il y a d'abord à peine 40 centimètres d'eau. Puis un mètre. Le piroguier, d'un geste auguste et lent, fait glisser le bateau en appuyant sur sa longue perche. Au bout d'un long passage bordé d'herbes et de branches de canne à sucre s'ouvre une large et paisible étendue d'eau. Bienvenue sur le lac Tchad.
Pour décrire l'endroit, mieux vaut oublier toute référence à ses homologues suisses, à leurs rives entretenues, à leurs ports et à leurs montagnes alentour. Le lac Tchad est une vaste zone marécageuse où s'entremêlent ciel, eau, îlots de verdure et autres banquises végétales. Point de sable ou de gravier. Mais des rives engorgées d'alluvions et de vase qui offrent une fertilité recherchée. Au fil des saisons, à côté des tribus sédentaires viennent s'installer pour quelques mois, avec familles et cheptel, les pasteurs kanembous, peuls et foulbés. Les femmes de ces derniers, très belles avec un anneau dans la narine et une poitrine généreuse, portent des tuniques colorées et de superbes bracelets. Il y a une force dans leur regard comme il y a une puissance majestueuse dans la beauté des somptueuses vaches kouris empanachées de cornes phénoménales. Des bovins, pourtant, en voie de disparition: le lait nourrit les hommes, mais plus les veaux.
La mort menace aussi le lac Tchad. Les cartes de géographie, même récentes, ne reflètent pas le drame qui se joue au sud du Sahara. Le quatrième plan d'eau d'Afrique par sa superficie après les lacs Victoria, Tanganyika et Nyassa n'est plus qu'un moignon de la tache bleue figurant sur les documents. De quelque 25 000 kilomètres carrés de surface d'eau identifiés il y a trente ans, on est passé à 2500 kilomètres carrés. Dix pour cent. Et encore dans les bonnes années... A la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), organisme créé en 1964 par les quatre Etats riverains – Tchad, Niger, Nigeria et Cameroun –, on craint que sa superficie ne se soit réduite à moins de 2000 kilomètres carrés. Il est bien loin – cinq mille ans! – le temps où le lac recouvrait toute la région du Kanem et une large partie du désert jusqu'à Faya-Largeau.
Le lac Tchad se meurt. Depuis les deux terribles sécheresses de 1972-1973 et 1982-1984, il a fondu comme neige au soleil. Pis encore: il n'a plus été bien abreuvé depuis. La pluviométrie est tombée de 320 millimètres en moyenne à 210 millimètres. Et les deux grands fleuves qui s'y déversent ont perdu de leur puissance: le Chari, qui prend sa source sur le plateau centrafricain et lui donne 90% de ses eaux, comme le Kamadougou-Yobe, qui lui apporte le reste depuis la frontière entre le Nigeria et le Niger.

Une étendue d'eau aux airs de lagune.
Les médecins sont au chevet du malade, avec l'ambition de restaurer le niveau du lac d'il y a trente ans. Mohammad Sani Adamu, secrétaire exécutif de la CBLT, commente dans son bureau de N'Djamena le projet pharaonique actuellement à l'étude. Comme l'homme n'a pas de prise sur la pluie, il s'agit d'augmenter par d'autres moyens l'apport en eaux. Or, plusieurs milliers de kilomètres plus au sud, les Etats africains concernés envisagent de détourner une partie du débit d'un affluent du fleuve Oubangui en Centrafrique et de le déverser, par création d'un canal de près de 300 kilomètres, dans un affluent du Chari. «Nous ne voulons pas encore parler du coût de cette opération, explique le responsable. Nous nous attachons prioritairement à mesurer sa pertinence, sa faisabilité, les quantités possibles d'eau pouvant être déplacées et l'impact d'une telle opération. Nous devons envisager aussi ce chantier sous l'angle des bénéfices économiques qui peuvent en découler: transport maritime, agriculture, irrigation, création de centrales hydrauliques, développement du tissu économique. Tout cela doit être débattu, notamment avec les autorités de Centrafrique. On ne peut pas prendre quelque chose à quelqu'un sans lui demander son avis et sans lui offrir quelque chose en échange.»
L'opération de sauvetage du lac Tchad pourrait être l'embryon d'une coopération régionale multiforme. «Les défis posés à cette occasion, les stratégies mises en place et le travail réalisé en commun préparent la CBLT à se transformer en une organisation politique et économique régionale», assure Sani Adamu, qui précise au passage que le bassin concerné abrite aujourd'hui 22 millions d'habitants. Depuis près de trente ans, les quatre Etats fondateurs, qui ont été rejoints par la Centrafrique et le seront peut-être un jour par le Soudan, travaillent main dans la main sur des thèmes vitaux: gestion des eaux, surveillance de la pêche (contre le pillage des réserves de poissons sous l'effet des techniques plus intensives introduites par les Nigérians), migration des populations, vulgarisation, formation, etc. Mais l'exploitation prochaine du pétrole au Tchad pose déjà à la commission un nouveau défi environnemental.

# Posté le mercredi 26 avril 2006 18:54

Modifié le dimanche 30 avril 2006 10:34

art tchadien

art tchadien
Arrivé au Tchad, les touristes vont sûrement voir un oeuvre conçu par Tendjibaye Alladoumngar, soit une sculpture, soit une peinture. Il est connu pour ses scènes des activités la vie quotidienne : les danses, la préparation du manger, les nomades en voyage. Ses portraits comprend les réalités de la vie tchadienne, au nord comme au sud. Le symbolisme rentre dans chacun de ses portraits, un symbolisme réaliste et facile à interpréter. Par exemple, si vous passez par la salle de réunion du gouverneur dans le bâtiment de la Banque des États de l'Afrique Centrale (BÉAC) à N'Djaména, vous verrez un tableau grand de sept mètres d'une grande pirogue renfermant six personnes. Dans le pirogue se trouve un fût de pétrole, du bois, des b½ufs, du cacao, du coton, ce qui représente le richesses principales de chaque pays membre du BÉAC.
Père de six enfants qui le suit dans le domaine artistique, M. Alladoumngar ne travaille pas tellement pour l'avancement personnelle, mais pour le bien-être national. Étant le Secrétaire général des artistes graphistes et plasticiens au Tchad (AGPT), il organise les artistes tchadiens pour mieux travailler et former les jeunes du Tchad dans l'art, la défense des intérêts artistiques, et la promotion de l'art tchadien.
Bien qu'on le connaît surtout pour ses portraits et ses sculptures, Tendjibaye a aussi démontré un grand talent comme illustrateur de manuels d'éducation sanitaire et scolaire. Ses illustrations peuvent être trouvés dans des livres sur la santé et le développement d'EIRENE, de l'Association SIL et de la Vision Mondiale.
Tendjibaye a pu présenter des expositions innombrables de ses ½uvres, tel qu'à l'Ambassade américaine, le Centre Culturel Français, au Togo et en France. Et maintenant, nous avons le privilège de vous présenter une exposition de quelques portraits tendjibaye ici au Tchad virtuel!

# Posté le mercredi 26 avril 2006 19:07

Calébasse

Calébasse

# Posté le mercredi 26 avril 2006 19:09